6 mois d’objectif zéro déchet – Récit d’une prise de conscience.

Image Univalom

Vous le savez, maintenant je fais la guerre aux emballages en tout genre, mais surtout alimentaires.

Mais je n’ai pas toujours été comme ça : il y a moins d’un an, je m’enorgueillissais d’acheter des légumes bio (mais sous emballage), de la lessive bio (chaque fois un nouveau bidon), et j’étais ravie d’acheter des biscuits en sachet individuels, car cela réduisait le risque qu’ils se gâtent.

 

Si je vous ai raconté ici ce qu’est le Zéro Déchet et pourquoi c’est important, j’aimerai aujourd’hui vous expliquer pourquoi et comment j’ai commencé.
Tout commence avec un questionnement alimentaire : j’avais entamé une réduction progressive de mon apport en protéine animale pour des raisons éthiques et écologiques, et j’ai commencé à me renseigner sur ces aliments dits « bons » pour la santé, comme les graines en tous genre, les céréales complètes, les huiles diverses et variées. Au cours de mes tâtonnements, je me suis vite aperçue que je ne trouvais pas tout ce que je voulais dans le petit supermarché du coin ! Ni une, ni deux, je trouve une boutique un vrac pas trop loin de chez moi, et je vais y chercher mes fameuses graines de chia. Et là, c’était incroyable ! Pleins de bonnes choses disponibles, alliant qualité et diversité. Mais bon, c’était toujours moins « pratique » que le supermarché, et les mauvaises habitudes ont la vie dure donc je n’y suis pas beaucoup retourné.

C’est en avril, au Festival des Souffleurs d’avenir de Biot, que j’ai fait LA rencontre qui a tout changé : Lucie, sur un stand du syndicat mixte pour la valorisation des déchets ménagers Univalom. Elle m’a expliqué qu’Univalom lançait une Opération Zéro Déchet avec 50 familles de Biot et de Villeneuve-Loubet. Hop hop hop, je m’inscris sur la liste ça a l’air cool et écolo, donc ça m’intéresse.

 

Cette opération Zéro Déchet a débuté en septembre, et s’est achevée la semaine dernière. 6 mois pendant lesquels Lucie a chouchouté ses 50 familles zéro déchet : supers ateliers pour apprendre une nouvelle façon de consommer, suivi régulier de notre production de déchets ( oui oui, j’ai pesé mes poubelles pendant 6 mois), enthousiasme et motivation à toute épreuve… En bref, un vrai condensé de bienveillance et de dynamisme qui nous a tous beaucoup touché.

Dans ce défi, nous étions aussi accompagné de l‘association VIE qui a partagé avec nous de nombreuses astuces et recettes, et les élus de Biot qui nous ont manifesté leur soutien tout le long de cette aventure. C’était un vrai bonheur de se retrouver dans une dynamique positive et décomplexée, ou chacun allait à son rythme vers le même objectif.

Et le mieux dans tout ça, c’est que les résultats sont là : en moyenne sur toutes les familles participantes, 36% de réduction des déchets ménagers et 25% de réduction des déchets recyclables (poubelle jaune). Sachant qu’en moyenne, un français produit environ 350Kg de déchets ménagers par ans, ces 36% représentent beaucoup ! Quand à moi, je suis fière de vous dire que j’ai maintenant moins d’un kilo de déchets ménagers par mois ! Moi qui sortais une grosse poubelle par semaine, ça me change …

 

Aujourd’hui, même si l’objectif des 6 mois est terminé et que je ne vais plus peser chaque poubelle qui sort de chez moi, je continue plus que jamais à réduire les emballages inutiles qui peuplent mes poubelles. Cosmétiques solides, DIY,courses en vrac… j’apprends au fur et à mesure à changer ma consommation globale pour réduire mon impact sur notre belle planète.
Nous, Biotois convaincus, continuons le Zéro déchet et montons un collectif citoyen pour continuer sur notre belle lancée ! Objectif : un atelier par mois ! N’hésitez pas à rejoindre le mouvement sur Biot Zéro Déchet.
Quand à Lucie et Univalom, ils vont continuer à ouvrir les yeux à de nombreuses familles, car l’opération recommence l’année prochaine dans d’autres communes ! Si vous en entendez parler, foncez vous inscrire, c’est une aventure dont on ressort grandi.

Attention cependant aux effets secondaires de cette démarche : éradication des produits chimiques nocifs, consommation de produits frais, meilleure santé, économies, lien social, fierté et sentiment de participer au changement… c’est jubilatoire !

Site d’Univalom
Site de Vence Initiatives Environnement

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